Le Mond, 27 febbraio 2026 En Italie, le «maranza», cible de la droite
A plus d’un an de distance, la blessure reste vive. Elle s’est même infectée depuis le 24 novembre 2024 et la mort de Ramy Elgaml, 19 ans, d’origine égyptienne, à la suite d’une coursepoursuite avec les carabiniers qui s’est terminée lorsque le véhicule des forces de l’ordre a percuté le scooter sur lequel il se trouvait. L’ami qui conduisait le deux-roues avait ignoré des agents lui ordonnant plus tôt de s’arrêter. Ramy Elgaml est mort sur le coup.
Sa compagne, Nada Samih, née en 2005 comme lui, longe les rues de son ancienne vie, un quartier où les communautés marocaine et égyptienne sont très présentes. Elle désigne l’entrée d’une résidence où les hommages écrits en l’honneur du défunt sont plus nombreux qu’ailleurs. «C’est ici qu’habite Ramy», dit sa fiancée. Elle parle toujours de lui au présent. «Dans nos quartiers, on perçoit les policiers comme agressifs, voulant occuper l’espace et montrer leur force. Beaucoup de gens, pas seulement des dealeurs du coin, se sentent visés juste parce qu’ils habitent ici», dénonce la jeune femme, née en Italie de parents marocains, élevée par sa mère, puis en foyer.
Démon des grandes villes
Musulman, Arabe, ayant des antécédents judiciaires, habitant d’une banlieue pauvre où sévit une petite délinquance, plus visible que la gangrène mafieuse travaillant une partie de l’économie italienne, Ramy Elgaml représentait l’archétype dont une partie des responsables politiques et des médias a fait un nouveau démon des grandes villes. On l’appelle le «maranza», utilisant un vieux mot de dialecte repris récemment de manière positive dans le milieu du rap, mais désormais chargé de connotations racistes. Certains titres de presse ont fait son portrait-robot, décrivant ses baskets, son sac en bandoulière, son italien créatif et son langage corporel jugé envahissant. On l’assimile parfois à l’islamisme, on accuse la gauche de le couvrir, voire de le courtiser.
Nada Samih a été à peine surprise quand elle a appris les révélations publiées le 15 février par le quotidien Domani sur les échanges entre les militaires impliqués dans la poursuite fatale. De rares expressions d’empathie d’un agent y sont éclipsées par des messages racistes, des références au fascisme et l’expression de puissants désirs de violence contre les personnes. L’enquête a montré qu’ils avaient aussi intimidé les témoins et livré de faux témoignages. Quelques jours avant la parution de l’article, à la veille des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, des membres du gouvernement avaient apporté leur soutien à un agent de police ayant abattu un dealeur marocain dans un terrain vague voisin de Corvetto. Il s’est avéré, lundi 23 février, que le policier l’avait tué sans être en situation de légitime défense avant de maquiller la scène du crime. «Au-delà de la petite criminalité, l’imaginaire du maranza raconte un pays qui se découvre multiculturel, ce qui fait peur à certains, au moment où les jeunes d’origine arabe sont toujours plus visibles dans le monde de la création», analyse Gabriel Seroussi, journaliste spécialiste de ce genre musical en pleine transformation dans les périphéries du Nord italien. Il a signé l’essai La periferia vi guarda con odio. Come nasce la fobia dei maranza («la périphérie vous regarde avec haine. Comment naît la phobie des maranza», Agenzia X, 2025, non traduit). «Il y a eu le terrone, l’immigré du sud de l’Italie. Maintenant, il y a le maranza. C’est une nouvelle panique morale.»
Le terme est omniprésent dans des titres de presse locaux du nord. Il apparaît aussi parmi des Méridionaux qui ont trouvé une figure située plus au sud qu’eux. Un restaurateur connu de Palerme a affiché un écriteau «anti-maranza » représentant un portraitrobot de ce nouvel ennemi social.
L’inflation de l’usage du terme, qui a explosé durant les JO, correspond à une offensive politique et médiatique sécuritaire dans l’Italie de la présidente du conseil de droite radicale, Giorgia Meloni. Le pic fut atteint lors des Jeux olympiques d’hiver. Si les Jeux de Paris avaient fait naître, à travers des athlètes dont l’Italie est si fière, et jusqu’au centre droit, un récit positif sur des jeunes représentants des communautés italiennes issues du sud du monde, l’édition hivernale suivante a montré qu’il relevait du passé. «L’insécurité est une affaire de perception. Le facteur-clé n’est pas tant qu’elle augmente, mais qu’elle est attribuable à certains profils de deuxième génération liés à une immigration musulmane relativement récente», note Lorenzo Castellani, politiste à l’université Luiss, de sensibilité de droite et spécialiste de cette famille politique. Des projets miliciens tâtonnants «anti-maranza» ont vu le jour. Certains ont été tués dans l’oeuf par les autorités.
Dans la capitale économique du pays, où des voix toujours plus nombreuses dénoncent l’émergence d’une ville pour riches, les tensions sociales montent et les périphéries montrent des signes de politisation. «Le mouvement de solidarité avec la Palestine a catalysé des initiatives venues de la gauche avec la colère d’une nouvelle génération d’origine arabe qui était déjà en germe après la mort de Ramy. La conscience politique progresse», affirme Imane Ariman Scriba, 29 ans, Italo-Marocaine, fondatrice du magazine MUN, productrice de musiqueet militante antidiscrimination. Un constat partagé, avec moins d’enthousiasme, par une source policière milanaise haut placée.
A deux pas d’une fresque peinte en hommage à Ramy Elgaml, au centre de Corvetto, se trouve le siège de l’organisation humanitaire chrétienne Sant’Egidio. «Nous assistons à l’enracinement d’un stigmate», juge Stefano Pasta, qui dirige l’antenne locale. «La délinquance existe, les couteaux sont devenus courants. Mais elle a toujours existé. Les dealeurs de notre quartier sont d’ailleurs la petite main-d’oeuvre d’un système criminel bien plus vaste et opaque. La pauvreté, économique et culturelle, en revanche, monte. C’est de là que provient la haine», juge cet humanitaire. «Dans un quartier où la drogue est partout, les jeunes sont pris au piège. Ils tombent dans la violence et l’illégalité, regrette Moncef Housni, 19 ans, étudiant et habitant de Corvetto. L’utilisation du mot “maranza” par les médias et les politiques risque de bloquer les jeunes dans cette identité.» Le Parlement italien doit examiner un nouveau décret sécuritaire du gouvernement qui comporte des mesures contre la petite délinquance dites «anti-maranza».
Même ceux à qui tout a réussi n’échappent pas à ce climat. Le célèbre rappeur Ghali, Milanais d’origine tunisienne, en a été la victime. Invité à participer à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Milan-Cortina le 6 février, il devait chanter un poème pacifiste en plusieurs langues. On lui a interdit d’utiliser l’arabe. A la télévision publique, la RAI, le commentateur Paolo Petrecca, directeur de la chaîne sportive du groupe, qui a par ailleurs multiplié les bévues en présentant le spectacle, n’a pas non plus jugé bon de le nommer lorsqu’il est apparu sur scène. Il a quitté ses fonctions après la polémique. Le soir même, sur les réseaux, l’artiste, privé de nom devant son pays tout entier, avait dévoilé son nouveau titre Basta («assez»). Il y chante ce vers en mélangeant deux langues autorisées: «Free tutti i maranza».
Allan Kaval
Alias - il manifesto, 14 febbraio 2026Maranza, oltre allo stereotipo
Sono i maranza i nuovi «diavoli popolari», l'oggetto da temere, lo spirito deviante pronto a sconvolgere e armare le nostre periferie, a infestare l'ordine pubblico, a sovvertire gli stessi criteri estetici, con quell'abbigliamento vistoso e inelegante e quella colonna sonora identitaria e fondante, la trap, capace di appassionare milioni di ascoltatori eppure continuamente criticata perché emblema del cattivo gusto musicale.
Prospettive
Due libri usciti nelle scorse settimane provano ora a farci capire meglio chi siano e cosa vogliono, imaranza: Pisciare sulla metropoli (DeriveApprodi) di Tommaso Sarti, ricercatore in scienze sociali all'università di Padova, e La periferia vi guarda con odio (Agenzia X) del giornalista musicale Gabriel Seroussi, collaboratore tra gli altri di “Rolling Stone” e “Rivista Studio”. Due prospettive complementari che indagano la fobia e la criminalizzazione verso i giovani italiani di seconda generazione, e il modo in cui questi cerchino riscatto e legittimazione. Il lavoro di Sarti si focalizza in particolare sull'autorappresentazione che i maranza costruiscono di sé. La stessa definizione di seconde generazioni a loro sta stretta, è problematica. «Se nel contesto del nuovo ordine postcoloniale, il razzismo si organizza come un sistema di caste sociali – osserva il ricercatore –, in cui i figli dei migranti ereditano la condizione di subalternità assegnata ai loro genitori, le cosiddette "seconde generazioni" mettono in crisi il paradigma dell'immigrazione basata sulla temporaneità». Questi giovani, spesso nati in Italia, non hanno alcuna intenzione di sottostare alle implicite regole di subalternità e giocare il ruolo del buon immigrato, facendosi sfruttare sul lavoro, vivendo confinati nei quartieri popolari, condannati a non poter migliorare il loro status sociale. I maranza invece esistono, prendono parola, cercano un riconoscimento in quello che è lo spazio pubblico. Musica e religione, vissuti in modo nuovo e personale, diventano i due strumenti principali di emancipazione.
«Sono una ragazza afrodiscendente cresciuta in Italia. Figlia di chi ha attraversato il mare per dare un nome al futuro – scrive Chadia Rodriguez, rapper nata in Spagna da genitori di origine marocchina, cresciuta a Torino, nell'introduzione al volume di Sarti. L'islam, la cultura dei miei genitori, la lingua di casa, sono la mia radice invisibile. Sono le cose che mi abitano, anche quando non si vedono». E così descrive il suo primo approccio con la musica: «Il rap è stato il mio primo specchio. Un modo per esistere senza dovermi spiegare».
Invisibili
È un discorso che vale per molti altri giovani italiani di origine straniera, araba e africana in particolare. Fino a prima del 2016, l'anno in cui la trap è esplosa in Italia, nel mondo della musica gli italiani di origine straniera erano invisibili, quasi non esistevano, di certo nessuno fino a quel momento (tranne forse Amir Issaa) era stato in grado di arrivare al mainstream, di farsi trasmettere nelle radio, di entrare in classifica, di comparire in tv. Poi sono arrivati l'italo marocchino Maruego, Tommy Kuti, di origine nigeriana, con il suo brano Afroitaliano, Mudimbi, per metà congolese, la stessa Chadia Rodriguez, e poi Ghali, figlio di genitori tunisini, e qualche anno dopo la nuova generazione, in particolare con Simba La Rue, nato a Tunisi e cresciuto vicino a Como, e Baby Gang, nato a Lecco da genitori marocchini, questi ultimi rappresentanti di un approccio criminale, più aggressivo tanto nei testi quanto nello stile di vita.
In un decennio, attraversando i molti stili derivati da rap, trap, drill, grime, afrobeat, questi artisti sono riusciti ad emergere, intercettando un bisogno rimasto sopito fino a quel momento, e cioè la necessità di un'intera generazione di italiani di seconda generazione di trovare rappresentazione, vedere riconosciuta la propria identità, sentirsi parte di un movimento musicale nuovo, la trap in particolare, che qui ancora non esisteva e che si andava piuttosto a cercare tra i nomi dell'hip hop francese e della scena drill proveniente dal Regno Unito. È la musica a fare da collante, a permettere che in tanti possano immedesimarsi, riconoscersi, sentire chele singole esperienze di sradicamento, discriminazione, l'esser sminuiti, sono condivise.
L'altro mezzo, capace di ridare un senso individuale e al contempo creare comunità tra questi giovanissimi avidi di simboli identitari, è la religione. Ma si tratta di una versione dell'islam diversa da quella vissuta dai loro genitori, rivisitata, aggiornata, non dogmatica e più contemporanea, che vuole confrontarsi con i problemi quotidiani di giovani che cercano anche una bussola morale in paesi in cui sono magari nati e cresciuti sentendo di incarnare un'alterità insuperabile. Sarti la racconta nel suo Pisciare sulla metropoli incontrando alcuni giovani membri dell'associazione Strong Believer, che cerca di ripensare l'islam in rapporto alle nuove realtà che si trovano a vivere, molto diverse da quelle dei propri genitori o dei paesi d'origine delle proprie famiglie. È un fenomeno non solo italiano, ma che riguarda molte realtà in contatto tra loro in tutta Europa. Da rivendicare, senza nascondersi. La musica, in questa nuova identità musulmana, non viene ostracizzata, anzi diventa una chiave importante per esprimere l'universo di elementi legati alle migrazioni, alla religione, a una lingua da inventare.
Del resto, l'intreccio tra radicalismo nero, Pantere Nere, Black Muslim, Nation of Islam, fa parte della storia stessa della cultura hip hop, ed è alla base delle grandi innovazioni introdotte da musicisti come Afrika Bambaataa e Public Enemy. Ma l'aspetto religioso, in particolare con i rigurgiti islamofobi post 11 settembre, non smette di costituire, agli occhi di troppe persone, una costante minaccia.
I luoghi
Il lavoro di Seroussi riparte invece dalle periferie, che sono i luoghi in cui l'emarginalizzazione è più evidente. In quartieri imbruttiti e con servizi scadenti, senza spazi di ritrovo, dove povertà e razzismo persistono, «si può dire che il rap sia uno dei pochi spazi di possibile legittimazione culturale per persone altrimenti sistematicamente marginalizzate». Con sguardo da insider, in un lavoro denso e sfaccettato, Seroussi ci porta a Genova a conoscere Helmi e il collettivo Genovarabe, discute dell'anima migrante di Torino attraversata dalle diverse generazioni di rapper e trapper, da Ensi di origine siciliana a Sem, i cui genitori arrivano dal Marocco, esplora le contraddizioni di San Siro, quartiere che più di tutti sembra condensare gli stereotipi dell'allarmato grido dei benpensanti, e che d'altra parte è il principale punto di riferimento per la scena trap, non solo milanese ma nazionale. «Si è accentuata la frattura tra centro e periferia – spiega Paolo Grassi, antropologo urbano e ricercatore universitario, intervistato da Seroussi –, e le periferie raccolgono in larga parte le persone con meno risorse. Milano, come la maggior parte delle città italiane, è una città sicura. È vero che in una città sempre più polarizzata alcuni gruppi di giovani hanno iniziato a far sentire maggiormente la loro presenza, talvolta anche attraverso atti devianti. Certe azioni possono essere lette come una forma di rottura: di confini simbolici e sociali, una sfida al posizionamento imposto».
Diventa emblematica in questo senso la vicenda del videoclip di Rapina, brano di Baby Gang e Neima Ezza, girato proprio nel quartiere di San Siro. Nel 2021, con le rigide restrizioni che ancora regolano la lenta uscita dalla pandemia, i due trapper chiamano a raccolta i loro fan per girare il video. Arrivano in più di 300, senza autorizzazioni. Qualcuno chiama le forze dell'ordine, e da qui la tensione esplode subito, con lanci di oggetti, sassaiole, scontri pesanti con la polizia. A Baby Gang verranno dati tre anni di condanna per aver fomentato i disordini. «San Siro torna sotto i riflettori – continua Grassi nell'intervista di Seroussi –, e cambia etichetta, diventando la banlieue milanese, categoria che richiama immediatamente il contesto francese e la narrazione sugli scontri tra giovani e polizia nelle periferie di Parigi».
Sono giovani, musulmani, non bianchi. Rappresentano il forte cambiamento che sta trasformando la società italiana, dato che negli ultimi vent'anni (Seroussi cita i dati Censis del 2024) tra gli 11 milioni di nuovi nati più del 17 per cento sono figli di coppie formate da almeno un genitore straniero. E di questi quasi due terzi hanno subito comportamenti razzisti in prima persona, a scuola, per strada, oppure da parte delle forze dell’ordine (la polizia italiana è stata recentemente richiamata dal consiglio d’Europa per le pratiche di racial profiling). I maranza, certo, grazie a questa musica hanno trovato un simbolo identitario, una forma di espressione propria, peculiare. Ma il fatto è che anche agli altri, ai loro coetanei, questa musica, questo look, questo atteggiamento, piacciono. E in tutto questo, «il successo trasversale del rap, per anni osteggiato dal sistema dell'intrattenimento italiano, sta producendo cambiamenti sociali e culturali significativi che una parte dell'Italia vede come pericolosi», osserva Seroussi.
Questione francese
Leggendo questi testi è impossibile non tornare a due volumi recenti, entrambi pubblicati in Italia da DeriveApprodi, opera di due autrici che partano dalla Francia per raccontare le dinamiche delle periferie di tutta Europa. Il primo è Restare barbari, della scrittrice Louisa Yousfi, il secondo è il libro dell'autrice Houria Bouteldja, Maranza di tutto il mondo, unitivi!, che mette insieme un’approfondita analisi storico politica con l’invito all’azione. Entrambe le autrici sono di origine francese e algerina, e anche questa doppia appartenenza viene problematizzata, messa in discussione.
Come osserva Yousfi, il barbaro rappresenta uno stereotipo, ma in qualche modo se ne appropria, lo rovescia, lo usa come arma, sbeffeggiando una società che ne è spaventata. Di questa paura, in qualche modo, si nutre. E il rape la trap ne sono i linguaggi più importanti, per quella capacità di creare cortocircuiti, di essere crudeli, incisivi, di scavare a fondo mostrando tutte le contraddizioni di chi da un lato cerca approvazione e dall'altro sa che sarà eternamente un corpo estraneo, anche in senso letterale, di corpo differente, sempre razzializzato.
Per l'Italia, Baby Gang forse è l'esempio principe di questa dinamica, un ragazzo che è stato in carcere minorile e che, anche grazie all'attenzione di una comunità educativa (nel libro di Seroussi c'è un'interessante intervista a don Claudio Burgio, animatore di questa realtà), è riuscito a trovare una forma in cui esprimere tutta quella rabbia, le difficoltà vissute da chi cresce e mai supererà, forse, l'emarginazione, che ancora sta pagando con nuovi arresti e la difficoltà di fare musica con continuità. Ma viene in mente anche una figura come Bello Figo, autore di una assurda hit come Non pago affitto, davvero difficile da prendere sul serio, eppure invitato più volte in tv a far impazzire i politici di destra convinti che quei testi rispecchiassero il vero pensiero della popolazione migrante.
È in questa provocazione continua, radicale, anche paradossale, che si esprime l'essere barbari, e anche solo l'atto disvelare quello che accade in questo mondo, disseminarne le spore che partono dalle banlieues e dalle periferie e si diffondono ovunque, nelle classifiche, nelle riviste di moda, nelle playlist di ogni dodicenne, è un atto di rivolta, di rifiuto di sottostare alla categorie imposte da qualcun altro. Perché, come approfondisce la lezione di Maranza di tutto il mondo, unitevi!, la condizione dei maranza è paradigmatica, poiché qui convergono gli assi portanti che costituiscono lo stato moderno, di cui il razzismo è un componente fondante, originario, e non una sventura accidentale imputabile a poche persone ignoranti. È un'impostazione del discorso che rende questi nuovi mostri urbani il centro di un cambiamento possibile, auspicato, liberatorio per tutti. Razzismo, patriarcato, capitalismo, segregazione urbana, non sono che i diversi aspetti di un medesimo e pervasivo apparato di potere che usa la stessa artificiale invenzione razziale per mantenere ben salda l'apparentemente insuperabile composizione di classe. E i bianchi poveri, i beauf, non fanno che accondiscendere il ceto al potere abboccando al razzismo, invece di comprendere che allearsi con i maranza può voler dire forse, finalmente, abbattere uno dopo l'altro tutti i dispositivi all'opera per soggiogare chi è sfruttato.
Paradigma
Non è semplice riconoscere la pervasività di questi meccanismi neanche da vicinissimo. Louisa Yousfi, in chiusura al suo Restare barbari, si interroga su quanto sia corretto che il suo lavoro parli quasi esclusivamente di giovani maschi, che incarnano un paradigma, ma non subiscono, per lo meno, quel potere discriminatorio, schiacciante, chiamato patriarcato. E allo stesso modo, nel libro di Seroussi, davvero ricco di spunti, due artiste come LaHasna, autrice italiana e marocchina, e Linda, rapper di origini ivoriane, riflettono su come il loro sia un percorso solitario, senza modelli di riferimento, senza una vera scena attorno a loro che non sia quella dei maschi. I quali giocano sugli stereotipi, che funzionano benissimo anche per le case discografiche perché sono ottimo materiale di marketing per vendere più dischi. «Io ho rifiutato lavori e interviste Per questo, perché non voglio essere strumentalizzata. Io non sono un cliché, e ne vado fiera», spiega LaHasna intervistata nel libro.
Le modalità della discriminazione vanno smascherate, una a una. Perché quel potere che si regge anche sulla creazione di nuovi diavoli da isolare, ogni tanto mostra il suo vero volto, a ricordarci chi è che dovremmo davvero temere.
Un anno fa il 19enne Ramy Elgaml, giovane di origini marocchine residente nel quartiere Corvetto, a Milano, è morto dopo un incidente sullo scooter guidato da un amico, inseguito da una pattuglia di forze dell'ordine. Ora ci sono sette carabinieri indagati per omicidio stradale e per aver cercato di cancellare le prove e intimidire i testimoni, allo scopo di depistare le indagini. Un amico di infanzia di Ramy, Mahmoud Mohamed, nato in Libia da genitori di origine marocchina ed egiziana, è morto a 21 anni lo scorso maggio, sempre facendo un incidente in scooter, perché timoroso di fermarsi al posto di blocco della polizia.
E mentre media locali e nazionali continuano a confondere le acque, mettendo insieme violenza giovanile, maranza, trap, baby gang, in diverse città italiane i movimenti neofascisti si mobilitano, organizzano ronde, appendono striscioni contro i giovani di origine straniera. Nessuno ormai si scandalizza troppo quando il capro espiatorio viene ucciso veramente, chissà che anzi non serva a placare l'ansia collettiva, almeno per un po'. Ma non è detto che fili tutto liscio. Come osserva uno dei giovani intervistati nel libro del sociologo Tommaso Sarti, «prima o poi scenderemo in piazza o in strada, è questione di tempo, è questione di tempo perché tutti c'hanno una rabbia che fidati è bella accesa».
Marco De Vidi
Il Sole 24ORE, 8 febbraio 2026 Fenomenologia del maranzismo
Il maranza, chi è costui? Secondo l’Accademia della Crusca, «è un ragazzo o, meno frequentemente, ragazza, che appartiene a gruppi di giovani che condividono e ostentano atteggiamenti da strada, particolari gusti musicali, capi d’abbigliamento e accessori appariscenti e un linguaggio spesso volgare». La questione è artisticamente rilevante, visto che la musica – il rap, nello specifico – fa parte della definizione stessa del maranza. Almeno oggi, perché alle orecchie di chi ha vissuto gli anni 80 italiani, la parola ricorda un mix tra certi personaggi debordanti della prima tv berlusconiana e gli sbruffoni con l’auto a motore turbo, poi evolutosi nei tamarri o truzzi, discendenti più longevi di quella prima stirpe apparsa sul suolo nazionale. Ma questa è storia, e serve a poco ricordare che già nel 1988, un Jovanotti – molto meno ascetico di oggi – ne cantasse le lodi nella canzone Il capo della banda. Il maranza contemporaneo è il prodotto di una riconfigurazione profonda, in cui il rap ha avuto un ruolo determinante. Sul tema, un contributo particolarmente lucido arriva dal libro La periferia vi guarda con odio. Come nasce la fobia dei maranza (Agenzia X, 2025) del giornalista Gabriel Seroussi, che sostiene, tra le altre cose, che il termine non sia altro «che un’etichetta posta di fronte a un orizzonte culturale ormai molto ampio». Questa famigerata etichetta finisce per appiccicarsi addosso a giovani nordafricani, o comunque provenienti da comunità razzializzate, che vivono nelle periferie urbane, soprattutto del Nord Italia; a ragazzi che indossano tute in acetato e borselli Gucci a tracolla; a rapper che cantano con rime molto esplicite di risse, soldi facili e storie di marginalità e, infine, a piccoli delinquenti reali o presunti, che incarnano il nemico urbano: tutti radunati sotto lo stesso cappello semantico, che si regge su scelte estetiche e talvolta (non sempre) sull’origine dei genitori, più che su comportamenti concreti.
La questione è musicalmente rilevante anche perché un cosiddetto maranza, Sayf – all’anagrafe Adam Viacava, madre tunisina e padre italiano – parteciperà al 76mo Festival di Sanremo. «Credo che le persone mi associno comunque a un immaginario, passami il termine, maranza», racconta lui stesso a Seroussi. «Lo fanno perché questo è il mio background, le situazioni sono le stesse, e io non voglio assolutamente dissociarmene». Aggiunge Seroussi: «Sayf si muove in un contesto in cui gli artisti sono spesso costretti ad aderire a modelli e prototipi. Il mercato sembra infatti favorire i rapper facilmente incasellabili, uno fotocopia dell’altro». Dallo stesso mondo provengono molti nomi che hanno riempito le classifiche negli ultimi anni: Simba La Rue, Baby Gang, Artie 5ive, Helmi Sa7bi, 8blevrai, Nabi, solo per fare qualche nome. Ma rapper di seconda generazione sono stati, e sono, anche Amir Issaa, Maruego, Tommy Kuti, Mahmood e Ghali. Quest’ultimo, in particolare, ha segnato un punto di svolta nella percezione di quest’arte figlia dell’ibridazione culturale. Ghali era dunque un maranza, o un proto-maranza? Dipende dai punti di vista: quando il rapper di Baggio è arrivato al successo, di maranza ancora non si parlava. Il rapper-maranza può anche essere italiano? Sicuramente sì, se per maranza si intende il codice estetico-artistico, e non la provenienza etnica. A guardare meglio, verrebbe da dire un’altra cosa: il maranzismo non è una sottocultura violenta, ma una sottocultura estetica su cui viene proiettata una paura sociale e razziale. Ma c’è un altro lato della medaglia, che va oltre le formulazioni teoriche: per moltissimi ragazzi di periferia il rap è uno strumento di riscatto. Scrivere rime, costruire un flow, trovare un pubblico significa entrare per la prima volta nel nostro sistema di produzione culturale. Succede anche nei laboratori rap attivati in alcuni istituti penali per minorenni, dove la musica funziona insieme come elaborazione del vissuto e accesso a un circuito professionale.
Eppure, in un Paese in cui appelli come «Basta maranza!» circolano sui social, in cui decreti sulla sicurezza vengono ribattezzati informalmente “anti-maranza”, e in cui non sono mancate ronde anti-maranza organizzate da gruppi neofascisti, l’estetica di una sottocultura – di cui il rap è una delle espressioni più visibili – continua a essere spesso confusa con una minaccia sociale. Tornando alla presenza di Sayf sul palco dell’Ariston, definiamolo dunque “maranza”, anche a costo di forzare l’etichetta, perché in effetti la sua musica è piuttosto un impasto tra cantautorato di matrice genovese e melodie influenzate dai ritmi delle periferie del mondo. Ma va bene così: vedere un maranza su quel palco potrebbe costringere qualche spettatore a rinegoziare lo sguardo. Se il maranza può stare lì, con Carlo Conti e Laura Pausini, allora forse non è il mostro che si dice. Di mostruoso, al contrario, c’è lo sguardo che lo ha inventato e che mette insieme tutto, senza fare distinzioni. In ogni caso, quella parte d’Italia, multirazziale e in crescita, spesso evocata per essere respinta, è già dentro la colonna sonora del Paese.
di Cristiana Gattoni
Rockerilla, febbraio 2026La periferia vi guarda con odio di Gabriel Seroussi
di Hengel Tappa
Radio popolare, 11 gennaio 2026 Intervista a Gabriel Seroussi
di Elena Mordiglia
Finché il caffè è caldo, 8 gennaio 2026 Intervista a Gabriel Seroussi
www.vita.it , 11 dicembre 2025 Maranza e devianza è solo una rima? Storia di una parola che ha creato un mostro
Facciamo con un esperimento: cerchiamo “maranza” su Google News. Escono nuovi risultati quasi ogni giorno. Fonti diverse, territori diversi, contesti diversi, ma un denominatore comune c’è: il termine è sempre associato a fatti di cronaca nera. Maranza fa rima con devianza, ma una rima non è – o almeno non dovrebbe essere – una connessione reale. Eppure, qualcosa è accaduto, perché questo termine (nato in tutt’altro contesto) sia diventato una categoria etica e sociale.
Cosa è successo, come, quando e perché ha provato a spiegarlo Gabriel Seroussi, nel suo libro La periferia vi guarda con odio. Come nasce la fobia dei maranza recentemente pubblicato da Agenzia X, casa editrice indipendente, o meglio ancora “laboratorio editoriale”, nato a Milano dal 2006 per dare voce a culture underground, movimenti sociali, marginalità, controculture. Gabriel Seroussi è un giornalista e scrittore attivo nel campo della musica rap, delle sottoculture giovanili e delle comunità marginalizzate. In altre parole, è un osservatore interno del mondo che racconta: che poi è il mondo in cui è nato, tanti anni fa, il termine “maranza”, con tempo trasformato in categoria del discorso pubblico, a partire soprattutto dall’immediato dopo Covid.
“Questo termine racconta molto più di ciò che significa: racconta le grandi città e le loro spaccature, racconta l’incontro e scontro tra culture diverse, racconta la necessità di un capro espiatorio che prenda il posto delle diseguaglianze, nella ricerca della radice dell’insicurezza urbana.”
Questo termine racconta molto più di ciò che significa: racconta le grandi città e le loro spaccature, l’incontro e scontro tra culture diverse, la necessità di un capro espiatorio che prenda il posto delle diseguaglianze, nella ricerca della radice dell’insicurezza urbana.
Seroussi ripercorre, insieme alla parabola di questo termine, i cambiamenti avvenuti nelle città nel loro complesso incontro con le periferie. Nel ricostruire la genealogia di questa parola, ne mostra la potenza simbolica e, al tempo stesso, la sua inadeguatezza nel raccontare quei ragazzi che fanno paura a tanti, ma che pochi possono dire di conoscere.
Innanzitutto, da quando “maranza” è diventato un termine di uso comune? E con quale connotazione?
La parola maranza esiste fin dalla seconda metà degli anni Ottanta: nasce nel contesto della musica commerciale e delle discoteche e si sviluppa soprattutto in alcune città del nord, in particolare a Milano. Allora era sinonimo di termini come “tamarro”, “zarro”, “coatto”. Soprattutto Jovanotti ne fa uso nei suoi primi dischi e anche in alcune trasmissioni televisive: non a caso, Jovanotti nasce dalla factory di radio DJ, una delle promotrici nel mondo della musica commerciale.
Sicuramente già allora il termine aveva una connotazione un po’ classista, così come “tamarro” e “coatto”: indicava soprattutto la tipologia di giovane strafottente e disimpegnato, che frequentava le discoteche, disinteressato ai temi sociali. Negli anni Ottanta, insomma, non c’era una stigmatizzazione del “maranza”, ma piuttosto una contrapposizione tra giovani disimpegnati e giovani che, invece, erano animati da uno spirito di intraprendenza e apertura al mondo. Non c’era nemmeno una connotazione etnica: al contrario, negli anni Novanta “maranza” diventa sostanzialmente sinonimo di “terrone”, assumendo così una forte connotazione territoriale. Possiamo dire, insomma, che negli anni Ottanta e Novantail termine “maranza” fosse un termine classista. E tale è rimasto fino al 2020.
Poi che è successo? Tu parli di risignificazione razzializzante. Che vuol dire?
La parola quasi scompare per qualche anno, per poi rinascere, nell’ambito pubblico intorno al 2008, quando nel quartiere di Corvetto appaiono scritte contro la popolazione marocchina, in crescita nel quartiere. In questo contesto, il termine “maranza” viene utilizzato per identificare le persone marocchine. E questa è un po’ la prima volta, diciamo il vulnus, di una fake news oggi molto comune: quella per cui la parola maranza sia la crasi di marocchino e “zanza”, che in dialetto milanese significa “ladro”. Così, all’inizio degli anni 2000, la parola “maranza” rinasce con questa connotazione razzista, ma viene utilizzata più che altro nei quartieri popolari, non diventa virale, come accadrà invece nel 2022.
Cosa è cambiato allora?
Durante il Covid sono esplose le piattaforme di streaming, come quella di Twitch, legata ad Amazon. Tanti giovani, chiusi a casa, iniziano ad utilizzarla. Dopo il covid, già con le prime riaperture, tanti ragazzi iniziano ad andare in giro per il centro di Milano, riprendendosi in diretta con una telecamera. In questi video, che si chiamano “In Real Life”, si vedono spesso persone che aggrediscono questi ragazzi, magari per rubare la telecamera. E queste persone vengono chiamate “maranza”.
Così, inizia a diventare virale l’utilizzo di questa parola, prima su Twitch, poi su TikTok. Tanti ragazzi la utilizzano per parlare di giovani provenienti da contesti marginali, per lo più (ma non necessariamente) figli di persone immigrate, soprattutto nordafricane, che ascoltano la musica rap, indossano un certo tipo di abbigliamento, legato allo streetwear europeo (Lacoste, magliette delle squadre di calcio, scarpe della Nike ecc): da una parte quindi canoni estetici, gusti musicali, provenienza geografica, sociale ed etnico-razziale, dall’altro atteggiamento aggressivo nei confronti delle persone: ecco chi è il “maranza” dopo il covid. Iniziano a spopolare su TikTok video che denigrano i maranza come un possibile pericolo per la società e trend che ironizzano su questo fenomeno sociale.
Nasce e cresce così un fenomeno che, fino a un certo punto, resta all’interno di un recinto giovanile, che è quello poi di TikTok. Poi però si espande pesantemente, quando nell’estate del 2021 avviene una serie di fatti di cronaca, come quelli del lago di Garda e di Riccione, che hanno a che fare con gruppi di giovani che hanno esattamente le caratteristiche dei “maranza”.
È a questo punto che esplode la bolla dei maranza e presto pervade anche i media, soprattutto quelli conservatori. E si incrocia con quel senso di insicurezza del post Covid, che si è tramutato in fobia dei maranza e delle “baby gang”. È stato un momento in cui tutte le tensioni sociali accumulate sono state riversate su un piano securitario. Questo è avvenuto in particolare a Milano, che da una parte è la città più diseguale del paese, dall’altra ha vissuto, insieme alle altre città della Lombardia, covid e lockdown nelle loro forme peggiori.
Cosa c’entra, in tutto questo, la musica rap?
Nel libro provo a leggere il fenomeno dei maranza proprio attraverso la musica rap. Da una parte perché il maranza nasce esattamente dal rap, che è diventato punto di riferimento per tanti giovani. Dall’altra parte perché il successo di rapper che raccontano esattamente un contesto marginale e multiraziale (come Simba La Rua, Baby Gang, Nabi, Nezza) ha spaventato una parte importante dell’opinione pubblica. Per questo, credo che i rapper abbiano un ruolo centrale in questa vicenda.
Che impatto ha avuto e sta avendo, questa narrazione dei “maranza” sui giovani?
Narrazioni criminalizzanti e stigmatizzanti sulle persone provenienti da comunità già marginalizzate hanno degli effetti tragici, legittimando in qualche modo fenomeni come la profilazione razziale, la violenza delle forze dell’ordine ecc. Penso anche alle zone rosse istituite a Milano: un modo per limitare la libertà di movimento delle persone.
Quale responsabilità pensi che abbiano i media nella risignificazione dei maranza?
Il ruolo dei media in questo processo è stato fondamentale. Per collezionare “clic” si toccano temi che con certezza avranno un’incidenza sul pubblico. Se i media non riconoscono a loro stessi un ruolo sociale, finiscono per assecondare fenomeni di questo tipo e allargare ulteriormente la forbice delle diseguaglianze, accentuando le contrapposizioni e alimentando il clima di sospetto e di odio.
La questione andrebbe affrontata però soprattutto a livello politico, eliminando i meccanismi di esclusione come le zone rosse, o facilitando le procedure per la cittadinanza, il che permetterebbe a tante persone giovani che sono italiane a tutti gli effetti di esserlo anche per legge. Certo, il clima politico e sociale attuale non sembra andare in questa direzione. Finché si continuerà a imputare ai “maranza” ogni crimine, ogni colpa, ogni problema, anziché affrontare le disuguaglianze che ne sono la vera origine, temo che non riusciremo a cambiare musica e continueremo a “guardarci con odio”.
di Chiara Ludovisi
Rumore, dicembre 2025La periferia vi guarda con odio
La chiave di questo saggio sta nel sottotitolo: Come nasce la fobia dei maranza. Seroussi, giornalista esperto di rap, sottoculture e comunità marginalizzate e razzializzate, esplora e analizza il background sociale e culturale da cui sono emersi e in cui vivono i maranza (contemporanei), ma non per questo li nomina in continuazione mettendoli al centro di ogni discorso o analisi. Anche grazie alle voci di rapper e altre figure che, con vari ruoli, hanno a che fare con il rap, capitolo dopo capitolo l’autore definisce uno scenario composito in cui “abitano” attiviste, creator, stilisti, podcaster, insegnanti o, addirittura, un prete (l’ormai noto Don Claudio Burgio, cappellano del carcere minorile di Milano e fondatore della comunità Kayros). È proprio da questo scenario che il lettore può entrare nel mondo dei maranza e prendere atto che “la fobia” nei loro confronti nasce in chi non ha interesse a conoscerne e capirne l’origine, in chi, di conseguenza, si limita solo ad avere paura “dell’emersione di un tessuto sociale giovanile e multirazziale, che si rispecchia pubblicamente nel rap italiano contemporaneo”, perché reputa questo fenomeno “pericoloso, preoccupante e immorale”. Un meccanismo classico che spiega tante altre fobie e che qui si applica a una categoria sempre più criminalizzata (con la complicità dei mass media). Frutto di un lavoro di ricerca sul campo da cui si intuisce il conseguimento di un equilibrio tra passione e accuratezza, questo saggio, inevitabilmente, parla della società italiana contemporanea. Ma non lo fa rivolgendosi solo ai cultori del rap e delle sottoculture o a chi parteggia per i maranza, anzi, potenzialmente apre a un pubblico piuttosto trasversale. E non stupisce che un editore formatosi nel punk come Marco Philopat abbia creduto in un libro in si parla di una “tribù metropolitana” presa così tanto di mira oggi… alla faccia dei denigratori incalliti.
di Luca Gricinella
altreconomia.it, 19 novembre 2025 Gabriel Seroussi. Chi ha ‘paura’ dell’etichetta dei maranza
Dal marzo di quest’anno sono comparsi sui social diversi gruppi di presunta “solidarietà” patriottica maschile che organizzano ronde notturne con l’obiettivo dichiarato di “cercare i maranza e dargli una lezione”. Tra i più noti c’è “Articolo 52” che si presenta come un “movimento anti-crimine” richiamando quell’articolo della Costituzione che afferma che “la difesa della Patria è sacro dovere del cittadino”. Questo nuovo attivismo punitivo si inserisce in un più ampio ciclo di violenza sociale e istituzionale che paradossalmente ha finito per rafforzare le stesse subculture urbane che intendeva reprimere. I giovani etichettati come maranza hanno trasformato lo stigma in un segno identitario, risignificando l’etichetta in chiave di identità, orgoglio e senso di appartenenza.
Gabriel Seroussi, che si occupa di musica rap, sottoculture giovanili e comunità marginalizzate, ne parla nel suo nuovo libro La periferia vi guarda con odio. Come nasce la fobia dei maranza edito da Agenzia X e pubblicato a ottobre 2025. Fu Marco Philopat – editore, scrittore e uno dei personaggi di riferimento dell’underground italiano – a proporgli di scriverlo, riconoscendo in lui la figura ideale per affrontare un tema tanto rilevante quanto spesso frainteso, qualcuno che potesse guardare la realtà con “un piede dentro e uno fuori”, capace di raccontarla con empatia e lucidità critica.
Seroussi, il libro si apre con un excursus dedicato all’evoluzione del termine maranza. Ma che cosa significa esattamente essere un “maranza”?
La parola “maranza” ha un’origine molto più antica di quanto comunemente si pensi. Alla fine degli anni Ottanta Jovanotti la utilizza ben due volte nell’album “La mia moto” riferendosi a sé stesso, poi attribuisce la stessa etichetta a Celentano durante una trasmissione televisiva. In quel contesto, “maranza” era sinonimo di tamarro con un’accezione bonaria: indicava chi amava la discoteca, vestiva in modo appariscente e apparteneva al mondo della musica commerciale, allora in piena espansione. Nei primi anni Duemila, la parola tende a scomparire per poi ritornare nel 2008, in un articolo de la Repubblica che cita una scritta su un muro del quartiere Corvetto a Milano. Il termine viene usato da un gruppo neofascista per indicare in modo dispregiativo la comunità marocchina, che nel frattempo era cresciuta significativamente in Italia tra gli anni Novanta e Duemila. È in questo contesto che nasce il falso mito etimologico secondo cui “maranza” deriverebbe dalla fusione di marocchino e zanza (termine milanese per indicare il “ladruncolo”, il “borseggiatore”). Da quel momento il significato diventa quello che intendiamo oggi: il maranza è un giovane, generalmente di sesso maschile, proveniente da contesti marginalizzati e spesso anche razzializzati, tipicamente di origine nordafricana, ma non per forza. L’accezione contemporanea è più ampia di quella etnico-razziale: comprende un insieme di atteggiamenti spesso descritti come aggressivi, codici estetici e riferimenti musicali che si legano alla cultura urbana e, in particolare, all’esplosione del rap degli ultimi anni. Oggi il maranza si definisce attraverso un’estetica riconoscibile, fatta di tute sportive, Nike Tn, marchi come Lacoste e altri elementi propri della street culture contemporanea.
Come nasce la “fobia dei maranza”?
La fobia verso i giovani delle periferie nasce quando la loro immagine raggiunge il grande pubblico con la musica e i fatti di cronaca. Con l’esordio del 2016 Ghali è il primo, lo racconto nel libro, a dare voce a una porzione di Paese fino ad allora ignorata dalla musica popolare italiana, diventando per i rapper una sorta di cavallo di Troia nell’industria musicale. Dopo di lui emerge una nuova generazione di cantanti non bianchi, figli di comunità marginalizzate, che altrimenti avrebbero faticato a trovare spazio. Non richiedendo una formazione musicale, il rap è uno spazio di espressione sociale accessibile a tutti e diventa un vero e proprio “ascensore sociale” per questi giovani. E quando questi ragazzi mostrano al grande pubblico una società multiculturale che già esiste, lo fanno in un’Italia che fatica a riconoscere determinati cambiamenti. Nell’estate del 2022 due episodi, uno a Peschiera del Garda e l’altro a Riccione, attirano l’attenzione dei media, in particolare della stampa leghista, portando il termine fuori dalla bolla giovanile e facendolo esplodere nel discorso pubblico, caricato di un significato negativo.
Penso al decreto Caivano, al “decreto sicurezza”: misure politiche che non fanno altro che alimentare l’idea di una società da cui bisogna difendersi. Crede davvero che l’Italia sia oggi un Paese così pericoloso come viene spesso descritta?
Episodi di violenza o microcriminalità esistono ed è giusto raccontarli. Il libro non nega la complessità delle periferie né le idealizza. Tuttavia questi fatti sono ampiamente sovrarappresentati nei media. A Milano, per esempio, la percezione del pericolo è molto più alta della realtà, in una città che resta tra le più sicure d’Europa. La sproporzione emerge quando la violenza assume un valore simbolico. Come osserva Paolo Grassi nel libro, l’attenzione mediatica cambia a seconda del luogo: fin quando la violenza sta in Piazza Selinunte, nella periferia dimenticata di San Siro a Milano, non interessa a nessuno ma nel momento in cui Chiara Ferragni dal suo terrazzo fa le storie dicendo che ci sono le baby gang sotto casa (in CityLife, ndr) esplode l’ansia sociale. Perché tocca un’area percepita come intoccabile e dunque simbolicamente minacciata. In un’epoca in cui si citano continuamente i dati, è curioso che la questura non rivendichi il calo dei reati registrato negli ultimi quindici anni. Forse perché non conviene trasmettere l’immagine di una città sicura. La creazione di “zone rosse” e la retorica dell’allarme sociale servono spesso a legittimare investimenti privati, grandi eventi e turismo, spingendo fuori la popolazione più povera. Chi difenderebbe oggi gli abitanti di San Siro, destinati a essere sfrattati per il nuovo stadio? Nessuno: il quartiere è stato criminalizzato al punto da perdere qualsiasi voce politica. A tutto questo si somma un’islamofobia strutturale, radicata in un Paese ancora profondamente cristiano, dove perfino l’ora di religione è cattolica. Quando si agita la paura dei “giovani islamici” riaffiorano memorie antiche -dai Mori nel Sud fino al Medioevo- intrecciate a interessi concreti, e la paura diventa uno strumento per mantenere un certo equilibrio di potere.
Nel libro torna spesso sul tema della differenza negli atteggiamenti tra le persone immigrate di prima e di seconda generazione. Essendo figlio di una persona immigrata, in che cosa si distinguono genitori e figli, secondo lei?
Quando nasci in Italia, frequenti le scuole italiane e cresci dentro questa società, è naturale pensare di meritare gli stessi diritti del tuo compagno di banco. Ti rendi conto fin da piccolo di essere considerato un cittadino di serie B. Nabiha (una donna tunisina immigrata in Italia negli anni Ottanta, personaggio del libro, ndr), ad esempio, ha accettato serenamente di farsi chiamare Nadia per tutta la vita: per lei, quella italianizzazione del nome era il segno di un’accoglienza, di un nuovo inizio e in fondo anche di una conquista personale. Un ragazzo come Helmi (suo figlio, ndr) invece rifiuta di farsi chiamare Elvis: rivendica il diritto che il proprio nome esista così com’è, senza essere adattato o storpiato, perché in quel nome c’è la sua identità e il rispetto che pretende per sé. Questo contrasto racconta due esperienze migratorie molto diverse. Chi appartiene alla prima generazione spesso accetta qualche forma di compromesso o discriminazione pur di costruirsi una vita stabile mentre per chi è nato o cresciuto qui, quel confine invisibile tra “noi” e “loro” è molto più vicino, più evidente e quindi insopportabile. Non è un conflitto, ma un passaggio di consapevolezza. Ogni generazione ridefinisce il senso del proprio stare al mondo e oggi per molti giovani italiani di origini straniere, questo significa non accontentarsi più di essere tollerati ma pretendere di essere riconosciuti.
Che cosa direbbe a chi si preoccupa che il linguaggio violento del rap possa influenzare negativamente i giovani o addirittura spingerli a delinquere?
Al di là di esperienze più di nicchia legate al rap socialmente impegnato o conscious, la maggior parte del rap commerciale ha l’umile ambizione di voler restituire la realtà per com’è. Questo approccio, a volte aggressivo o provocatorio, non nasce per incitare al male ma inevitabilmente racconta la realtà ridotta all’osso: la competizione, la lotta per il più forte, topos ricorrenti fin dagli anni Ottanta nel gangster rap statunitense. Io credo che la risposta non stia né dell’indignazione né nella censura -come spesso accade- ma nel ricercare un dialogo con una parte di società che questo Paese lo abita, lo vive e che richiede attenzioni anche alzando il tono della voce. Nel libro, per esempio, nel capitolo con la professoressa Chiara Volpato, si parla di modelli maschili machisti: non li ha inventati il rap ma qui emergono in maniera chiara e manifesta, insieme ad altri temi complessi legati alla salute mentale, al rapporto con sé stessi e con l’altro sesso. Sono riflessioni che riguardano tutta la società e mostrano come questa musica e gli ambienti che abita possano essere uno specchio utile per comprendere meglio il mondo che ci circonda.
di Teresa Grgurić
Zero, 11 novembre 2025 La periferia vi guarda con odio: micrografia del maranza (e del rap) di oggi
Incontro Gabriel in un bar di quartiere poco distante dal posto in cui lavoro. Affianco a noi due avventori che origliano buona parte della conversazione e dopo che ci salutiamo mi fermano per farmi delle domande: uno viene da Baggio, l’altro da Cernusco, ascoltano rap da sempre ma giustamente “queste pare non se le sono mai fatte” e hanno deciso di farsele proprio quel giorno con noi. Mi fanno domande, divento io l’intervistata e capisco ancora meglio quanto da un punto di vista più o meno esterno risulta difficile comprendere gli intrinseci cambiamenti delle dinamiche della musica che arriva dalla strada e parla della strada, seguendo di pari passo i cambiamenti della società in termini micro e macroscopici.
La periferia vi guarda con odio, il primo libro di Gabriel Seroussi uscito per Agenzia X, non parla solo di hip hop: parla della Milano di oggi e di quella di ieri, delle tensioni contemporanee che si porta dietro, e delle paure che emergono nel chiaroscuro contemporaneo che fanno puntare il dito in direzioni più o meno fuorvianti.
Inevitabilmente anche il dialogo a riguardo parla di quello, incominciando dalle mie ricerche in tempi non sospetti grazie allo youtuber Gab Morrison, che mi ha fatto scoprire in termini di diggate hip hop le bellezze di Corvetto a Milano e della Barriera di Milano a Torino. Impressionante quest’ultima per quanto fermento di seconda generazione c’è e quanto allo stesso tempo tutto rimanga nel sottosuolo, nonostante lo urban in tutte le sue forme è attualmente l’immaginario preferito delle major…
Dalla Barriera sta uscendo parecchia roba, stanno andando forte ma ancora non riescono a fare il salto.
Sì, stanno spaccando. In generale il suono è molto Tiktok friendly, meno grill/gangsta ma più da social. Detto questo, diciamo che tutto quello che sta fuori dal segmento Milano fa fatica ad emergere nel contesto rap, soprattutto ciò che non strizza l’occhio al pop…
Sono le label per prime vanno sempre più a puntare su questo genere oppure è ancora la fame del rapper che è sempre più feroce?
Entrambe. L’ambizione della maggior parte dei rapper è quello di arrivare in alto commercialmente, almeno quel rap non conscious o impegnato, per questo la viralità su TikTok etc. Quello che sta accadendo però è che sempre più label nate insieme agli artisti di seconda generazione stanno iniziando a costruire dei percorsi con una maggiore autonomia rispetto a prima prendendosi degli spazi propri, dei propri studi di registrazione e spazi in cui fare shooting, con l’idea di internalizzare tutta una serie di processi e farsi le spalle più larghe. Qui a Milano succede spessissimo ma anche i ragazzi di Barriera di cui parlavamo prima hanno fatto la stessa cosa… Al di la dell’internalizzare i costi, secondo me c’è anche un ragionamento lungimirante legato al fatto che le carriere nel mondo del rap non sono mai particolarmente lunghe, quindi avere i propri riferimenti interni permette di muoversi più liberamente.
Le carriere non sono lunghe per il solito discorso delle tematiche affrontate?
Un po’ il rap è un genere molto giovane ma che tende anche a seguire cambiamenti repentini di stile: quello che fai ora potrebbe non funzionare fra 6 anni. Quella che possiamo chiamare la generazione 2016 probabilmente per una fretta di svoltare non ha fatto in tempo a costruire un mercato del rap che fosse indipendente da quello pop ed è finito per farsi riassorbire dalla dinamica di Sanremo e tutte le altre coordinate relative. Attualmente invece sto vedendo emergere artisti che non vedo a fare quel tipo di percorso per la tipologia di rap che fanno: è difficile prevedere le dinamiche ma mi aspetto che per come sta andando la scena possa arrivare più o meno presto il momento di questa indipendenza.
Sicuramente i temi e le dinamiche testuali del rap raccontano di dinamiche e problematiche di vita giovanile che cambiano molto in termini generazionali di pari passo a come cambiano i parametri con cui ti muovi nel mondo.
C’è una bella intervista di Marracash di qualche anno fa in cui dice che dei rapper ci si ricorda principalmente i primi due dischi: il primo dice “vengo dalla fame e voglio uscirne” e il secondo dice “ne sono uscito e ora mi godo la vita”. Da lì c’è tutto quello che viene dopo questo percorso molto classico, ovvero la capacità dell’artista in questione di rinnovarsi. Nel suo caso, ha avuto il suo percorso e poi è arrivato a Persona, un disco maturo: un aggettivo che non è facile utilizzare nel genere.
Una cosa che però mi ha colpito ad esempio al concerto di Fabri Fibra del mese scorso era che nonostante fosse un pubblico molto piccolo in termini di età, tipo gente nata del 2004, quelli che comunque sentivi cantare più forte erano i primi dischi. Fabri parlava negli anni 90/0 di un certo tipo di bisogni, mi chiedo come la gente nata dopo quel momento possa gasarsela.
Questo pensando anche ai Club Dogo e cosa è successo quando anni dopo hanno fatto il concerto nel palazzetto credo che sia più legato alla maggiore capacità di diffusione del rap, che è diventato sempre più di tutte e di tutti. Personalmente nel 2004 Mifist non me lo ascoltavo ma poi ho sentito la mancanza di qualcosa che non ho mai vissuto. Il meccanismo è che negli ultimi 10 anni il rap è veramente il genere più ascoltato da tutte e tutti, il pubblico è aumentato a dismisura ed è molto più grande il bacino di utenza dei Club Dogo ora rispetto a quando erano più popolari.
Quindi il pubblico del rap è cambiato.
Sicuramente un passaggio fondamentale avviene a metà anni zero quando la generazione di Fabri, Marra etc inizia a tracciare un possibile percorso rap in termini discografici italiani. La generazione 2016 poi ha sancito il rap come un genere che tutti ascoltano e che non ti definisce più come persona: la categoria del rappuso non è più così definente di una persona, sia dal punto di vista di chi lo fa che di chi lo ascolta. Se pensi a Sfera Ebbasta, lui si è consacrato raccontando una realtà di paese di Cinisello senza particolari sottotesti sociali, mentre già Emis Killa si è preso il culo otto anni prima perché non veniva da un certo tipo di contesto… da qui il dibattito è aperto. Sicuramente alcuni valori che incarnava il rap si sono persi o indeboliti o meno radicati, quindi anche il target che prima ascoltava Gianni Celeste ora ascolta Sfera. È anche positivo, perché il rap è diventato più relatable.
E quindi andando sul libro: nasce da una ricerca ampia che ha trovato la sua espressione lì o c’è un’origine più anedottica?
Devo essere sincero: io non avevo nei piani un libro, mi è stato proposto. Davanti a questa possibilità, il ragionamento che ho fatto è stato che avendo lavorato nell’arco di questi anni in varie realtà che mi hanno permesso di inquadrare il fenomeno da vari punti di vista tutti diversi fossi in una posizione fortunata per dare voce a una serie di punti di vista che partono anche dalla mia stessa vita.
E la scelta di parlare di Milano arriva dal tuo esserti spostato da Roma a qui quando hai iniziato a interessarti a questo oppure è più una scelta legata a come Milano rappresenta una tipologia di scena come questa?
La fobia dei maranza in sé parte molto da Milano e dal Nord Italia in generale per una serie di questioni sociali, partendo dalle tante comunità razzializzate che rendono le province del nord diverse da quelle di centro e sud. Più che un discorso di grandezza di queste comunità si tratta della loro persistenza negli anni e soprattutto del loro rapporto ciò che è esterno a quella comunità (Per esempio a Roma la comunità bengalese è enorme ma si interfaccia molto poco con il fuori). Il libro racconta di una generazione di persone nate qui da genitori stranieri, che è la generazione che viene raccontata nel rap attuale di Milano. Nelle altre zone anche i rapper che sono emersi raccontano altro, in primis storie di periferie strutturate in maniera totalmente diversa. Fra l’altro, personalmente trasferirmi in un contesto milanese multiculturale come via Padova mi ha permesso di comprendere velocemente delle dinamiche per me nuove.
La periferia vi guarda con odio. Chi guarda con odio chi?
Il titolo nasce da un’opera d’arte di Amir Fathi che a sua volta è una citazione di un graffito fatto a Milano nel 2015, in occasione degli sfratti per via dell’Expo per cui c’era stata una manifestazione in centro organizzata da vari comitati di Milano. Questa scritta è comparsa in Missori e poi Amir l’ha resa un’opera d’arte. L’ho trovata una citazione interessante perchè a livello di cambiamenti in questa città l’Expo è stato un momento di cesura in cui il divario fra ricchi e poveri si è fatto sentire parecchio, quindi mi sembrava emblematico riprenderlo per raccontare queste storie. Il sottotitolo poi ti spiega chi guarda chi: l’idea è che dalle periferie ci siano i mostri, i matti, c’è una percezione di paura che quel titolo restituisce, ma si tratta di una fobia. Questo non toglie che sicuramente c’è un enorme divaricazione sociale e tanta rabbia in giro, che se non viene comunicata diventa odio.
Quindi chi è il maranza di oggi di cui parli?
Un giovane, tendenzialmente uomo, cresciuto in comunità marginalizzate e spesso razzializzate che condivide un atteggiamento che viene percepito come da bullo, prevalicante, e che a livello estetico si lega a quel tipo di cultura di abbigliamento che è diventata molto popolare anche grazie al rap. Le due assi sono sempre quelle: estetica e appartenenza di classe.
E chi ti sei immaginato come target di questo libro?
Il tentativo è quello di arrivare a un pubblico che è al di là di chi legge i libri ma che è interessato al rap in quanto tale e alle storie che racconto, che può riconoscersi in qualcosa di quello che racconto e dare un’identità a queste storie e a sè stesso.
Citi molto Tiktok come riferimento. Io penso per assurdo che sia uno dei pochi specchietti virtuali che permettono di comprendere in maniera spontanea determinate tipologie di sottoculture, avendo un linguaggio molto diretto e a portata rispetto alle altre piattaforme.
Sicuramente, e anche molto più orizzontale nei confronti dei contenuti. È un mezzo molto utile, io lo uso con parsimonia ma è super interessante nel suo essere ancora molto poco praticato e colonizzato dai boomer, per cui è chiaro che le culture giovanili si sviluppano lì. Mi viene da citare Zre9a, un tiktoker che ha iniziato a fare format tipo “un maranza può?”, contestualizzando il maranza in determinati spazi. Un maranza può andare in un centro sociale? In un rave? E intanto vestito da maranza andava a intervistare le persone facendo domande tipo “ti fa strano che io sia qui”? Era interessante perchè provava a raccontare il disagio del sentirsi inadeguato come maranza.
Qualche tempo fa hai scritto un articolo sulla chiusura del Leoncavallo su un noto magazine online street. Quello che mi ha colpito è che i commenti sotto al relativo post instagram erano terribilmente negativi nei confronti di quello spazio. Pensando al discorso fatto fino ad ora mi chiedo come sia possibile che il pubblico che si approccia a determinate narrative, che magari sono più soft del passato ma comunque legate a determinate storie e percorsi di vita, sia così disinteressato politicamente e culturalmente a queste tematiche ma allo stesso tempo così coinvolto da queste narrazioni. Pensando anche al corrispettivo femminile di cui si parla sempre poco, quelle stelle stile ANNA che emergono con quel linguaggio baddie che cattura un pubblico di ragazz(in)e che quasi sicuramente non condivideranno le esperienze raccontate ma ne saranno catalizzate comunque.
Innanzitutto direi una cosa: spesso si parla di come il rap abbia perso un aspetto legato agli spazi. Secondo me questo ha molto a che fare con un fenomeno generale che parte dalla fine degli anni ‘80, quando emerge quel rap non conscious che ha funzionato di più in termini commerciali. In quegli anni il rap switcha e diventa una dinamica di estremo realismo.< br> Mark Fisher coglie in una frase un punto molto figo: “l’ossessione del rap per il reale è anche la morte del sociale”. La restituzione di una realtà scarnificata è un racconto che va a eliminare il lato sociale della realtà. è una sorta di rilettura in termini economici e individualisti della realtà.
Il rap è questo, e non dagli ultimi 5 anni… Vile Denaro, come direbbero i Club Dogo, senza ambizioni trasformative della società. Tutto questo è difficile che vada di pari passi con un impegno politico. Non è un fenomeno italiano: se si pensa all’America, la storia è la stessa. E se uno è interessato a quel circuito finisce per immergersi in quella visione del mondo: l’economia, la scalata, la vita in termini economici. Ciò che ha in se valori affettivi è fuori da questo schema. Da lì in poi, nonostante non ci sia nessuna ambizione trasformativa è chiaro che comunque queste figure rappresentano qualcosa. Da Simba la Rue che viene arrestato e i giornali che ci spendono sopra fiumi di parole, a Baby Gang e gli arresti domiciliari, naturalmente questa cosa ha un impatto collettivo sulla società anche solo passivamente, rompendo comunque gli schemi di un’industria globale dell’intrattenimento in cui svettano.
di Carlotta Magistris
tonyface.blogspot.com, 5 novembre 2025 La periferia vi guarda con odio
Si riassume in queste righe la tesi dell'autore, che analizza, attraverso una serie di incontri e interviste, non tanto la figura spettacolarizzata e demonizzata del "maranza" ma il contesto sociale e culturale in cui emergono criticità che portano alle situazioni più estreme (sparate puntualmente in prima pagina. Inserendo uno degli aspetti conseguenti, la modalità comunicativa più immediata ovvero l'ascolto e la proposta di certe tematiche attraverso rap e trap.
"Nello stereotipo del maranza c'è la sintesi di tutto ciò che è destabilizzante per una società depressa a livello economico e demograficamente anziana, sobillata da decenni di retorica razzista e xenofoba. La fobia del maranza è una reazione di rigetto di fronte a cambiamenti demografici e culturali che sono già pienamente in atto in Italia."
Il libro riesce a dare voce, in modo chiaro e diretto, a una realtà già da tempo stabile, attiva e partecipe alla quotidianità italiana, per quanto sia ancora vista come un corpo estraneo, una nicchia, un ghetto a parte.
"Un altro tratto culturale del nostro paese è il diffuso sentimento d'odio verso i giovani. Considerati da molti pigri e ignoranti, sbeffeggiati perché non hanno fatto il Sessantotto o usato un telefono a gettoni, i giovani in Italia sono una categoria su cui si riversa facilmente la frustrazione di giornalisti anziani e incapaci di leggere la contemporaneità."
In questo contesto si inserisce l'importanza della musica (t)rap, veicolo comunicativo, spesso inintelleggibile dai meno giovani e al di fuori dal contesto di riferimento, anche se "il valore culturale e politico dei rapper si misura dunque in ciò che questi rappresentano, prima ancora che in quello che comunicano. Il rap, soprattutto negli ultimi anni, è stato additato come piaga sociale, proprio perché in grado di raccontare condizioni di estrema marginalizzazione sociale, in particolare quelle persone con un background migratorio".
Un testo importante, approfondito e profondo, da leggere per chi è interessato a ciò che cambia o è già cambiato.
"Questi ragazzi, spesso, non parlano con gli adulti. Non si fidano. L'unico modo per costruire un dialogo è imparare ad ascoltarli davvero, con rispetto."
di Tony Face